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Ordre Médical
Dans cette rubrique · Chirurgie

Chirurgie

Médicaments du bloc

Les 37 médicaments d’anesthésie et de bloc opératoire, en onze familles avec leurs affiches, et les règles d’emploi.

Voici les médicaments utilisés au bloc opératoire par le service de chirurgie, classés en onze familles. Chaque famille est présentée avec ses affiches. Leur emploi pendant une intervention est décrit dans la procédure d’anesthésie ; les médicaments autorisés pour chaque grade de l’Ordre Médical sont dans la liste des médicaments.

Les onze familles :

  1. Anesthésiques par voie veineuse

  2. Anesthésiques locaux

  3. Anesthésiques par inhalation

  4. Curares (relaxants musculaires)

  5. Anticoagulants et prévention des thromboses

  6. Médicaments cardiovasculaires

  7. Antibiotiques prophylactiques

  8. Analgésiques opioïdes

  9. Sédatifs

  10. Anti-nauséeux

  11. Antagonistes et médicaments de réveil

1. Anesthésiques par voie veineuse

Ils s’injectent par voie veineuse pour endormir le patient au début de l’anesthésie générale : l’étomidate, le propofol, la kétamine et le thiopental.

2. Anesthésiques locaux

Ils insensibilisent une zone précise du corps sans endormir le patient : la lidocaïne, la bupivacaïne et la ropivacaïne.

3. Anesthésiques par inhalation

Ils se respirent pour entretenir l’anesthésie pendant l’intervention : le sévoflurane, le desflurane, l’isoflurane et le protoxyde d’azote.

4. Curares (relaxants musculaires)

Ils relâchent les muscles pendant l’intervention : le rocuronium, le cisatracurium, l’atracurium et la succinylcholine.

5. Anticoagulants et prévention des thromboses

Ils empêchent la formation de caillots sanguins (thromboses) : l’héparine et l’énoxaparine.

6. Médicaments cardiovasculaires

Ils soutiennent le cœur, la tension artérielle et le rythme cardiaque : l’adrénaline, la noradrénaline, l’éphédrine et l’atropine.

7. Antibiotiques prophylactiques

Ils préviennent l’infection de la plaie opératoire : la céfazoline, l’amoxicilline, la vancomycine et le métronidazole.

8. Analgésiques opioïdes

Ils soulagent les douleurs intenses, pendant et après l’intervention : le fentanyl, le sufentanil, la morphine et le rémifentanil.

9. Sédatifs

Ils calment et apaisent le patient : le midazolam et la dexmédétomidine.

10. Anti-nauséeux

Ils préviennent les nausées et les vomissements après l’anesthésie : l’ondansétron, la dexaméthasone et le métoclopramide.

11. Antagonistes et médicaments de réveil

Ils annulent l’effet de certains produits pour réveiller le patient : le flumazénil, la naloxone et le sugammadex.

Règles et précautions d’emploi

La sécurité médicamenteuse est essentielle au quotidien.

Le bon dosage des médicaments est primordial pour garantir une prise en charge efficace et sûre du patient. Une erreur de dose peut entraîner des conséquences graves : surdosage, traitement inefficace, détresse respiratoire, complications cardiovasculaires, voire arrêt cardiaque.

Il est également indispensable de vérifier la date de péremption avant toute administration. Un médicament périmé peut perdre son efficacité, devenir instable ou présenter des risques pour la santé.

Le bon conditionnement et le bon stockage comptent tout autant : température adaptée, protection contre la lumière, étiquetage clair et emballages intacts. Un mauvais conditionnement peut altérer la qualité du produit et mettre le patient en danger.

Respecter ces principes permet de :

  • garantir la sécurité des soins ;

  • réduire les erreurs médicamenteuses ;

  • assurer l’efficacité des traitements ;

  • protéger les patients et les équipes soignantes.

La vigilance sauve des vies. Chaque détail compte, en anesthésie, en réanimation et dans tous les soins médicaux.